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Violences sexuelles

Du 25 novembre au 10 décembre, le Togo compte se mobiliser en s’associant à une campagne internationale pour dénoncer les violences faites aux femmes.
La mobilisation concerne en tout premier lieu les violences sexuelles faites aux femmes. Selon une étude réalisée en 2010, 33% des Togolaises seraient victimes de violences sexuelles. Une autre étude réalisée dans ce même pays d’Afrique de l’Ouest par le Cabinet d’Expertise en Recherche Action (CERA), en 2012, est allée plus loin, précisant que 12% des femmes subissent la violence sexuelle au moins une fois par an et 4% sont sujettes au harcèlement sexuel, à l’inceste et à l’avortement forcé.
Suffisant pour tirer la sonnette d’alarme, d’autant qu’au Togo, ces agressions concernent toutes les religions, touchent toutes les classes sociales, sans distinction de ni niveau d’instruction. Ce qui a d’ailleurs poussé la ministre de l’Action sociale de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, Tchabinandi Kolani-Yentcharé, à hausser le ton et à demander de « combattre le harcèlement sexuel, le viol, la pédophilie, l’inceste ».
Pour la ministre, « il faut enfin avoir le courage de dénoncer ces pratiques. C’est tout simplement un acte civique » Tchabinandi Kolani-Yentcharé, qui juge que ces comportements ont des effets désastreux au sein des communautés, est d’avis que « les femmes togolaises ne doivent pas hésiter à dénoncer les agressions. Soit en appelant le numéro vert mis en place ou se rendant dans les centres d’écoute et d’accueil et les clubs d’éveil au sein des établissements scolaires ».
Pour la ministre, combattre le fléau est bien possible grâce à ces mécanismes sont mis en place. Elle appelle en outre les autorités à punir les agresseurs sexuels avec toute la rigueur des lois togolaises.
@Hamid_Diallo

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Written by Roger Calmé

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