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UN CHOIX, UNE PRIORITE

Depuis trente ans, la Dr Princess Nothemba Simelela se bat pour une santé inclusive. Le cancer n’est pas une fatalité. L’Afrique peut le combattre.

En 2018, lors du Congrès mondial sur le cancer, réuni à Kuala Lumpur (Malaisie), la Dr Princess Nothemba (Nono) Simelela posait clairement le problème. Tant que les plus pauvres n’auront pas accès aux génériques, le traitement des maladies comme le cancer ou le HIV restera impossible. « Quand nous pouvons envoyer un homme sur la lune, nous ne pouvons pas atteindre les « objectifs de développement durable » ? », interrogeait-elle les participants.

Cette médecin sud-africaine est aujourd’hui la plus proche conseillère du directeur général de l’OMS, Adhanom Ghebreyesus Tedros. Elle l’assiste en particulier sur les questions liées au cancer du col de l’utérus, la santé sexuelle et reproductive, l’attention aux enfants et aux adolescents. Des questions qui sont au cœur du Partenariat H6, et de leur inscription nécessaire dans les objectifs de santé et de bien-être.

En 2018, 18 millions de nouveaux cas et 9, 6 millions de décès.
Pour la Dr Nothemba (Nono) Simelela, un grand effort doit être déployé vers les populations rurales. De la même façon, elle est à l’origine de plusieurs travaux sur une meilleure prise en compte des prostituées et des homosexuels marginalisés.

En février, l’OMS rendait publiques ses prévisions à moyen terme. D’ici à 2040 ans, le nombre de cancers dans les pays pauvres aura bondi de 81 %. « Lorsque les individus ont accès aux soins primaires et aux systèmes d’orientation, il est possible de détecter le cancer à un stade précoce, de le traiter efficacement et de le guérir », estime Tedros Adhanom Ghebreyesus. En 2018, plus de 18 millions de nouveaux cas étaient diagnostiqués et 9, 6 millions de décès venus s’ajouter.

 » Nous pourrions sauver au moins 7 millions de vies au cours de la prochaine décennie.  » Dr Nothemba

Un constat que la Dr Nothemba (Nono) Simelela relaie : « Si nous mobilisons les différentes parties prenantes pour qu’elles travaillent ensemble, nous pourrions sauver au moins 7 millions de vies au cours de la prochaine décennie. » Beaucoup de travail en perspective. A titre d’exemple, le Kenya, l’un des pays les plus touchés. Il « compte 22 oncologues pour 46 millions de personnes », rapporte en 2018 le bulletin de l’OMS. 

R. Calmé
Photo DR

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