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PAS ASSEZ D’ETUDES SUR LA REGION DE BANGUI

C’est ici, à Bangui, que l’Institut Pasteur étudie les virus les dangereux de la planète. Ebola, la variole du singe, fièvre de Marburg …

… font l’objet d’une considérable attention. Dans les mêmes locaux, Moins médiatique, le travail de Carine Ngoagouni concerne les moustiques. Cette scientifique a été la première en Centrafrique, en 2016, à soutenir une thèse d’entomologie médicale.

Malgré l’importance de son travail, ses laboratoires vivotent et ont du mal à susciter des vocations. L’arrivée de Claire Sangba-Kembi a donc été un réel soulagement. Cette jeune chercheuse est une obstinée. Une qualité essentielle dans ce type de recherche. La fermeture de l’université (2013-2014), la modestie des crédits, rien ne l’arrête.

Dans quelques mois, la jeune scientifique va soutenir elle aussi son doctorat. Au terme, elle pourrait rejoindre des unités mieux nanties, comme au Gabon ou en France, à l’IRD de Montpellier. Ce n’est pas son intention.

« 𝘕𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘵𝘦𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘮𝘰𝘥𝘦𝘳𝘯𝘦, 𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘳𝘧𝘢𝘪𝘵𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘪𝘤𝘪. 𝘌𝘯 𝘦𝘯𝘵𝘰𝘮𝘰𝘭𝘰𝘨𝘪𝘦, 𝘪𝘭 𝘯’𝘺 𝘢 𝘱𝘢𝘴 𝘢𝘴𝘴𝘦𝘻 𝘥’𝘦́𝘵𝘶𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘦́𝘨𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘉𝘢𝘯𝘨𝘶𝘪. » argumente-elle. Les deux femmes vont donc conduire ensemble la recherche. Au bout de leur microscope en ce moment, un moustique Aedes albopictus. Au dehors, la ville, la fièvre des caniveaux, des tonneaux ouverts. Une attention quotidienne. Carine Ngoagouni en est persuadée : « 𝘑𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘴 𝘴𝘶̂𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘴𝘶𝘭𝘵𝘢𝘵𝘴 𝘢𝘶𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘶𝘯 𝘪𝘮𝘱𝘢𝘤𝘵 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘭𝘶𝘵𝘵𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘭𝘶𝘥𝘪𝘴𝘮𝘦. »

R Calme
Photo DR

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