in

Où en est la parité homme-femme en Afrique ?

La Banque Africaine de Développement (BAD) crée un indice de l’égalité entre les genres en Afrique. La BAD a donc mis en lumière la place des femmes dans l’économie africaine en s’intéressant à leur accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé, à la propriété terrienne. En découle un classement où le Rwanda se positionne en tête de liste, avec l’Afrique du Sud ou encore la Namibie, tandis que le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Niger, le Tchad ou la Somalie ont bien des efforts à fournir dans ce domaine.
Des inégalités persistantes
Le développement de l’Afrique est plus que jamais crucial dans ce monde cosmopolite de plus en plus compétitif. Seulement  les femmes, un atout fondamental pour relever ce défi, sont souvent encore mises à l’écart. Croulant encore sous le poids des traditions ou des textes de lois sectaires, le continent continue de reléguer les femmes dans une position secondaire. Dans trente-cinq pays, la loi stipule qu’elles sont obligées d’obéir à leurs maris. Les femmes africaines représentent 75% de la main d’œuvre agricole et produisent la majorité des denrées. Pourtant, elles sont seulement 5% à être propriétaires terriens au Mali par exemple. Elles occupent de manière récurrente  des activités peu rémunérées du secteur informel.
Une politique volontaire
Le rapport a fait l’éloge des autorités rwandaises qui, depuis 1994, ont mis en place une véritable politique de promotion de la femme. 30%  des postes dans les instances de prise de décisions étatiques leur sont réservés. Un chemin vers lequel se dirige le Mali qui a proposé un projet de loi instaurant un quota de femmes dans les institutions du pays, validé en Conseil des ministres voici un an.
Une prise de conscience
Les femmes africaines sont appelées à jouer un grand rôle dans le développement du continent. Les plus grandes instances africaines en ont pris conscience. L’Union Africaine a désigné l’année 2015 « Année de l’autonomisation des femmes et du développement de l’Afrique pour la concrétisation de l’Agenda 2013 ». La BAD en publiant cette étude montre sa volonté de jouer un rôle important dans les efforts en faveur de l’égalité des genres en proposant un plan d’action visant à améliorer la condition des femmes africaines et leur participation au développement du continent. L’institution a même créé le poste d’envoyé spéciale pour les questions de genre, occupé par Géraldine Fraser-Moleketi. Cette dernière a souligné l’importance pour les femmes africaines à revendiquer leurs droits et leur place  en déclarant : « les femmes doivent faire l’effort d’occuper l’espace, car ce que les hommes peuvent faire, elles le peuvent aussi ».
Par Auzouhat Gnaoré

Facebook Comments Box

Vous aimez cet article ?

Written by Roger Calmé

Ufot Ekong

Disiz de retour avec Rap Machine