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Ori Huchi Kozia, lauréat du prix d'art contemporain Orisha

Ori Huchi Kozia est le lauréat du prix d’Art contemporain africain pour l’année 2017.
C’est à Paris, mardi, 3 octobre dernier, dans le 10e arrondissement  à la Galerie l’Appartement, que le jury, entouré d’artistes de journalistes et de quelques invités, a eu la lourde tâche de décerner le prix d’art contemporain aux artistes originaires de l’Afrique subsaharienne.  Créé en 2014, ce Prix est attribué à un artiste d’origine subsaharienne afin de favoriser sa reconnaissance par les professionnels du monde de l’art en donnant plus de visibilité à son œuvre.
Ori Huchi Kozia, un artiste par effraction

« Je suis artiste par effraction, je crée par
tension. Je ne suis arrivé dans l’art par aucun moyen conventionnel ou légal… » C’est ainsi que se définit Ori Huchi Kozia, vidéaste autodidacte. Il se fait connaître après sa première vidéo Le Dieu Danseur inspiré de Nietsche « Je ne peux croire en un Dieu qui ne sait danser » présentée au Festival de vidéo et de danse de Bourgogne en France en 2011. Il se tourne ensuite vers la vidéo d’art avec Bad Apple qui lui ouvre les portes de La Fémis (bourse Egide). Il réalise ensuite Trauma et Ephemère au Congo. Son film Le Cœur de la Bête
(Katamalanasie) est présenté au Festival du film Panafricain de Cannes. Pour permettre une meilleure diffusion des films africains et internationaux, il crée en 2016 le Titari Film de Brazzaville. Lors de cette deuxième édition, le jury composé de Guillaume Piens, Larry Ossei-Mensah, Claire Jacquet, Azza Satti, Sithabile Mlotshwa a choisi de le distinguer pour l’ensemble de son oeuvre.

L’œuvre « Moudoumango »
Moudoumango est une créature issue de la mythologie de l’ancien royaume de Kongo. Dans cette création (2016),Ori Hochi Kozia revisite la question du mythe et de ses archétypes dans un univers où la fine technologie côtoie la misère. Au XVème siècle, dans l’ancien Royaume de Kongo, le Moudoumango est une force brute et rugissante. A la fin du XXème siècle, pendant la guerre, cette force
devient un héros, un guerrier sans faille. L’artiste fait survivre le mythe en l’adaptant en une forme contemporaine. Ori Huchi anticipe, ici, l’évolution de ce mythe, dans une fable d’anticipation, où un humain biomécanique apparaît, le corps composé de matériaux de récupération, de sa création à sa déambulation mécanique dans la
ville, jusqu’à sa rencontre avec les passants, aux regards curieux, étonnés ou amusés.
Karine Oriot

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Written by Roger Calmé

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