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Les laboratoires ont un besoin accru des femmes

La Fondation L’Oréal et l’Unesco veulent appuyer plus fortement les jeunes chercheuses d’Afrique sub-saharienne.

Depuis neuf ans, l’Afrique sub-saharienne fait l’objet d’une attention particulière dans le soutien aux jeunes chercheuses scientifiques. La question se pose à l’échelle du Continent certes. « Parmi les chercheurs mondiaux, on compte seulement 2,4 %1 de scientifiques africains, dont à peine 30 % sont des femmes, » explique souvent Alexandra Palt, directrice générale de la Fondation L’Oréal. Ensuite les disparités sont importantes selon les pays. Si les chercheuses sont 45% en Egypte ou en Tunisie, « le Tchad en compte à peine 5 %. En Afrique de l’Ouest, seuls 8 % des laboratoires de recherche sont dirigés par des femmes, » constate Mme Palt.

Le Programme régional 2020 doit clôturer ses inscriptions le 30 mars prochain. Il s’agira comme les années précédentes s’encourager la présence des jeunes spécialistes africaines dans les sciences formelles, sciences de la vie, l’environnement, les matériaux, l’ingénierie et les technologies. Et là encore, une forte disparité est apparue entre les pays subsahariens et l’Afrique du sud, laquelle apporte la majorité des candidatures.

Cent-vingt-neuf chercheuses remarquées en 10 ans
En 2019, le ‘’Prix Jeunes Talents Afrique subsaharienne’’ s’inscrivait déjà dans cette perspective de susciter la participation au féminin sur la région. Vingt chercheuses avaient été distinguées et sept scientifiques post-doctorants. La Fondation et L’Unesco les avaient soutenues à hauteur de 10 et 15 000 euros.

« Compte tenu de l’importance des défis de la recherche scientifique africaine et de notre engagement à encourager davantage de femmes scientifiques à travers l’Afrique subsaharienne, nous avons décidé de séparer le programme régional initial en deux programmes distincts. L’un pour l’Afrique austral et le second consacré à l’Afrique subsaharienne, » explique l’organisation. Quarante-huit pays sont ainsi concernés. Les candidates pourront espérer rejoindre les 129 scientifiques remarquées ces onze dernières années.  

Maubah Konan Stéphanie Carène, spécialiste en ressources informatiques, lauréate en 2019.

R. Calmé
Photo DR

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