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Le cas des homosexuels au Cameroun, vers une amélioration?

Le 2 février dernier, se tenait à Douala un atelier d’échanges s’est tenu sur les mécanismes régionaux et internationaux de protection et de promotion des droits de l’homme auprès des acteurs étatiques et non-étatiques. Les défenseurs des droits humains et les responsables de la société civile présents ont fortement dénoncés les abus des droits humains des minorités sexuels. Ils ont exprimé leur souhait de voir réviser l’article 347 bis du code pénal camerounais.
L’article 347 bis est sans aucun doute le plus terrifiant pour la communauté homosexuelle de ce pays. Promulgué en 1972, ce n’est que depuis 2011 que ce dernier sert véritablement d’outil de répression contre les homosexuels et ce, suite à la publication d’une liste de personnalités présumées homosexuelles par un quotidien de la place. Depuis, les arrestations et les condamnations se succèdent, attirant ainsi sur le pays le regard accusateur de la communauté internationale.
En théorie, deux personnes de même sexe surprises en flagrant délit d’acte sexuel s’exposent, soit à une amande allant de 20 000 FCFA à 200 000 FCFA, soit à une condamnation de six mois à cinq ans de prison. Dans les faits, un simple soupçon peut entraîner une dénonciation. Et les raisons paraissent pour le moins farfelues : démarche efféminée, possession de lubrifiant, amitié suspecte…
Dans ce climat tendu, Alice Nkom est l’un des rares avocats qui, au fis de nombreuses menaces, osent défendre ces dossiers qualifiés de causes perdues. Elle s’insurge contre ce qu’elle dénonce comme un “apartheid” du fait qu’il s’agit d’une répression d’état à l’encontre d’une minorité.
Par Auzouhat Gnaoré

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Written by Roger Calmé

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