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Panadol risque dix ans de prison

Pour un clip trop osé

Jemimah Kansiime, chanteuse ougandaise de 21 ans, connue sous le nom de scène évocateur de Panadol wa Basajja, littéralement « médicament pour les hommes », est accusée d’avoir enfreint une loi locale et controversée sur la pornographie.
Une vidéo sulfureuse
Fin septembre, le clip de son tube In ensolo Yange est mis en ligne sur Youtube. Il affiche aujourd’hui plus de 354 791 vues. Dans cette vidéo, on peut y voir Panadol wa Basajja se savonner de façon suggestive les fesses et le décolleté, seulement vêtue d’un string et d’un soutien-gorge. Un clip qui s’inscrit donc dans l’air de notre temps où ” talent artistique”  rime souvent avec sexualité et érotisme.
 Un pays conservateur
Seulement, en février dernier une loi qui interdit la promotion de la pornographie a été a été promulguée. Cette loi a créé au passage une forte polémique, car jugée excessive et vague. D’ailleurs, la Cour Constitutionnelle doit se prononcer définitivement sur cette dernière suite à une requête. La difficulté de la tâche réside dans le fait que le pays possède un ministère des mœurs qui a déjà censuré des vidéos clips de Madonna, Beyoncé ou encore Nicki Minaj.
Panadol wa Basajja et son producteur ont été mis sous les verrous au mois de novembre, et ce pendant cinq semaines, avant d’être libérés dans l’attente de leur procès. Elle confiait récemment à l’AFP : « Lorsque j’ai tourné cette vidéo, je n’ai jamais eu l’intention de la destiner à des enfants, je l’ai faite pour des adultes. Je n’ai pas vendu ou distribué la chanson […]. Mes droits ont été bafoués, ma liberté d’expression a été bafouée ».
Par Auzouhat Gnaoré

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Written by Roger Calmé

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