in

CETTE TERRE EST FERTILE

L’alimentation naturelle en Afrique ? Aucune raison de ne pas relever le pari. Bénédicte Mundele s’est lancée dans la transformation des fruits et légumes. Promesses de santé… et d’emploi.

Elle a regardé autour d’elle et elle s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. Bénédicte Mundele vient à peine d’avoir 20 ans quand elle fonde « Tropical Surprise ». Sortie d’une formation hôtelière au lycée technique Kimbondo, elle a une véritable passion pour tout ce qui sort de la cuisine. En fait, le déclic tient d’abord dans ce constat : « Notre pays présente une diversité de fruits et les légumes, assez prodigieuse. Pourtant la plupart des Congolais ne parviennent pas à en consommer. Et la majorité des produits achetés en supermarchés sont importés, et le plus souvent traités. » L’idée est donc simple. Produire directement, des denrées de qualité, à un prix abordable, accessibles en direct de l’exploitant agricole au consommateur.

Produire directement, des denrées de qualité, à un prix abordable, accessibles en direct de l’exploitant agricole au consommateur.

Depuis cinq ans, cette idée d’une alimentation saine a fait son chemin. « Au départ, il fallait convaincre les Congolais que nos produits étaient de qualité. Ils n’avaient pas confiance dans le local. »

Premier coup de projecteur, en 2014 déjà, elle est remarquée par le World Economic Forum des jeunes (20-30 ans). Qu’il s’agisse de la vente directe ou de la commande en ligne, l’activité s’étend à toute la capitale Kinshasa. Quotidiennement, l’entreprise livre des jus, des chips de plantain, des plateaux de fruits… et son ambition désormais est de s’étendre à tout le pays. Entre autres, au travers de laboratoires de transformation qui assureront une qualité sanitaire idéale. Innovante ?

La BBC vient de la distinguer parmi les 100 femmes les plus dynamiques du Continent.« Notre pays compte 80 millions d’hectares de terre et 10% seulement sont exploités », explique-t-elle. La terre est fertile, et la RDC peut très bien devenir un pays exportateur. Mieux produire, mieux manger, et assurer enfin à l’exploitant des revenus décents. « Il faut maintenant attirer les jeunes dans ce domaine. Mon souhait est qu’ils puissent changer de mentalité et qu’ils arrêtent de croire que la vie est meilleure à l’étranger. »

Roger Calmé
Photo DR

Facebook Comments

Vous aimez cet article ?

Written by Roger Calmé

SANS ZONE D’OMBRE

« L’AFRIQUE EST SUR UN TRAMPOLINE »