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C’est le printemps qui revient

A Bamako, Dakar ou Paris, même besoin de liberté, de souplesse, d’espace. « Sisters of Afrika » privilégie le mouvement. Des robes sans contrainte. Dans la tête et dans les tissus. Freedom.

Séance de photo Fashion dans une chambre de l'hôtel dans une chambre de l'hôtel

Comme une envie de printemps, un besoin de légèreté. Certains vêtements inspirent ce sentiment. Au premier regard, il s’en dégage une décontraction de lignes, de couleurs, une souplesse et une clarté. Nécessaires. Vidéo interview, entre Paris, Dakar et la rédaction, échanges de mots paisibles à l’image des dernières créations. Depuis 2013, Hélène Daba coud dans le même esprit. Depuis 2016, sa sœur l’a rejointe, et le nom de la marque prend un peu plus de sens. « Pour nous, c’était un peu évident, explique Jeanne. Nous sommes sept sœurs. L’Afrique c’est au pluriel. On a toutes des visions différentes. Et c’est ce qu’Hélène veut dessiner. Des vêtements pour tous les moments, toutes les sensibilités, pratiques et confortables… » En somme de la quintessence du quotidien.

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Le premier coup de cœur est à chercher ici. Aucune contrainte dans les coupes, on privilégie une amplitude qui accompagne le corps dans son déplacement. Suggestion. Et puis cet équilibre aussi de la couleur, un imprimé africain omniprésent, mais qui s’accompagne d’une matière unie, claire. C’est le cas de ce corsage en lin, juste rehaussé d’un parement, aux manches, au décolleté. Et tout de suite cette impression que l’ensemble peut aussi bien plaire en Afrique que dans la lointaine Europe. Dakar-Paris, équilibre des couleurs.

« Des vêtements pour tous les moments, toutes les sensibilités, pratiques et confortables… »

A l’autre bout de l’Internet, Hélène explique que le choix d’être basée à Dakar lui permet de profiter d’un formidable savoir-faire. « Quand on a commencé, je me faisais cette réflexion que tous les vêtements de prêt-à-porter venaient d’Europe. Pas de « made in Africa » ! Pourtant, on sait faire et on a les tissus. Je vais acheter à la Sotiba (principale fabrique de Dakar, ndlr). J’ai le stock disponible et ensuite des tailleurs qui peuvent travailler. » Depuis 2013, Moussa Touré l’accompagne. Au total, une dizaine de couturiers et de femmes teinturières font bénéficier la marque de leur expérience.

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Sept ans après sa création, SOA est aujourd’hui pleinement mature. D’abord dans ces collections, qui ont une formidable capacité d’adaptation. Après tout, les boulevards de Bamako ou les allées du Luxembourg ont le même besoin de liberté. Mais la maturité est aussi celle d’assumer pleinement son engagement. « Ce n’est pas du repli africain, explique Jeanne. C’est juste notre identité. »

Des tissus africains, des couturiers dakarois, une clientèle continentale et européenne.

Identité ? Le mot a un sens. Il y a quelques mois, un jour, une star américaine a remarqué l’un des modèles. « Elle était en concert en Afrique du sud, nous lui avions envoyé nos félicitations. Très simplement. Elle a regardé nos créations sur Instagram et nous a demandé de lui envoyer différentes choses. » La robe s’appelle « Flora ». La star, Beyoncé.

https://www.sistersofafrika.fr/fr/
Facebook : https://www.facebook.com/SistersofafrikaSoa/
Boutique : avenue Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal
Tél. : (+221) 33 821 21 09

R. Calmé
Photo Sisters of Afrika

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