Sylvie Fofana, son combat pour les nounous de France

Elles sont africaines, maghrébines ou encore asiatiques. Elles exercent un métier qui exige un véritable don de soi; celui de nounou. Si certaines finissent par établir une véritable relation de confiance et de respect avec leurs employeurs, d’autres doivent malheureusement faire faces aux nombreux abus des ces derniers. C’est pour faire valoir leurs droits que Sylvie Fofana a fondé le Syndicat Nationales des Auxiliaires Parentales. 

C’est en 1992, de cette ivoirienne de 47 ans débarque en France. Après des mois de galères et malgré une expérience d’assistante en pharmacie, elle devient nounou, le seul domaine à  l’époque lui garantissant un contrat à durée indéterminée. Ce métier lui laisse des sentiments mitigés entre l’affection qu’elle a pour les enfants et les vexations infligées par certains parents. En 2009, ses employeurs d’alors essaient de la poussée vers la sortie, en ajoutant le ménages à ses tâches. Elle prononce alors le mot « prud’hommes » et obtient gain de cause à l’amiable. C’est révélation pour elle. Sylvie Fofana fonde alors dans un premier temps le Syndicat National des Nounous d’Île-de-France, qui devient par la suite le Syndicat National des Auxiliaires Parentales. Elle privilégie avec succès la négociation et la médiation face aux difficultés auxquelles sont confrontés les 2300 adhérentes du syndicat.

Depuis, les réseaux du syndicat s’intensifient et celui-ci ne cesse de monter en puissance.

Par Auzouhat Gnaoré

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