Siabatou Sanneh

Siabatou Sanneh court pour l'eau Amina mag

sa course pour l’eau

«En Afrique, les femmes parcourent chaque jour cette distance pour de l’eau potable»voici le message que portait Siabatou Sanneh, hier le 12 avril lors du marathon de Paris. L’eau est un enjeu fondamental pour l’Afrique. Ainsi, en chaussant ses sandales et un bidon sur la tête, Siabatou, originaire de Gambie, entend ainsi dénoncer le manque d’infrastructures pour faciliter l’accès à l’eau potable.

L’Afrique ne manque pas d’eau

L’Afrique ne manque pas d’eau, en effet, le continent dispose de nombreuses ressources d’eau. Alors comment expliquer que 330 millions d’Africains, soit 40 % de la population, n’ont pas accès à l’eau potable? Pour cause, d’après un rapport de la Banque Africaine de Développement, la plupart des installations d’assainissement existantes ont besoin d’être sérieusement rénovées. « L’état délabré des équipements d’assainissement et l’absence d’une réglementation en matière de pollution ont eu pour conséquence le déversement des eaux usées à l’état brut dans les cours d’eau, les lagunes et la mer, entraînant la dégradation de l’environnement, y compris la réduction de l’oxygène dissous, des mutations au niveau des populations et espèces de poissons et la pollution des eaux souterraines »

L’eau, un booster économique

L’eau joue pourtant un rôle crucial dans le développement économique,  les conditions sanitaires et dans la survie des écosystèmes naturels. le secteur de l’eau est censé subvenir à des besoins sociaux, environnementaux et économiques. Le Comité des Nations Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels a déclaré « Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne. C’est la condition préalable à la réalisation de tous ses autres droits. »

Quid des financements public et privé

Ainsi, pour résoudre la question de l’eau, des financements sont nécessaires. Aussi bien le financement public que privé. Comme le souligne l’OCDE, Il existe peu d’estimations officielles des niveaux, des besoins et des sources de financement actuels pour les infrastructures de l’ensemble du continent africain. Toutefois, des données de l’Étude diagnostique des infrastructures nationales en Afrique (AICD) indiquent que 45 milliards USD ont été consacrés chaque année aux infrastructures entre 2001 et 2006. Espérons que le message de Siabatou fasse bouger les lignes.

@karine_oriot

 

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