Prix Découvertes RFI 2017 – Découvrez les quatre artistes féminines en finale !

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Les 10 finalistes du Prix RFI Découvertes 2017 viennent d’être annoncés. L’occasion une nouvelle fois de mettre en avant les nouveaux talents de l’univers musical. Désormais, le public peut jouer le rôle de jury et voter en ligne pour ses artistes préférés jusqu’au 29 octobre. Parmi ces derniers, quatre femmes sont en lice. Elles nous révèlent qui elles sont et ce qu’elles attendent de ce concours.
OMG, le rap féminin made in Sénégal 

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Qu’attend-elle de ce concours ?

« Une occasion pour moi d’acquérir une plus grande portée par rapport aux combats déjà entamés, à savoir défendre la cause des femmes »

Qui est-elle ?

OMG de son vrai nom Oumy Gueye est née le 7 octobre 1990. Musicienne polyvalente, OMG chante, fait du rap… elle s’identifie plus à un style World Music. Lébou d’origine, elle a vécu toute son enfance à BARGNY, sa ville natale. Elle a grandi dans un univers musical. Dès son plus bas âge, avec l’influence de sa grande sœur, elle se mettait déjà à reprendre des chansons de Maria Carey, Céline Dion, ce qui façonna une ouverture musicale et lui permit d’aiguiser son talent.

Elle fait ses premiers pas dans le milieu musical en 2009 en enregistrant le son « Take It Easy » en featuring avec Never Die 53. Elle intègre le label DD Records l’année suivante et participe à plusieurs titres dont le son « My Love » et « Peace In Sénégal » en featuring avec ADMOW FLOW, l’album de MASXUBA CREW, le EP de Baryo Alien Zik et à des collaborations internationales avec notamment Doosai et Oustaz.

Produit par DD Records, elle sort son premier single « HEY GIRL » en 2013 dont la vidéo est disponible, suivi d’un autre single HOLLAT MA. Après le succès de DELOUSSIL et DAK’ART, l’hymne de la biennale de Dakar et de la compilation Flow Up 2, d’autres singles ont vu le jour tels que « Lady Boss », « Ki Dafa Doff » et tout récemment son dernier single en date Chic Choc Chec en featuring avec FATA El Présidente. Elle participe au concours «The Voice Afrique Francophone » en Afrique du Sud. Le 15 Août 2016, en duo avec Mamy Victory, elles sortent un EP de 5 titres intitulé FEEM (Femmes Engagées et Entreprenantes en Musique). Elle participe au FIMU (Festival International de Musique Universitaire) de Belfort en France en 2017, puis tourne une vidéo avec le grand réalisateur Haïtien Madlee basé à Toulouse. Elle sort son premier projet solo le 15 Août 2017. Un EP de 7 titres intitulé « Zik De FAM », FAM qui Femme Africaine Moderne. Un produit riche en couleur africaine qui lui procure une place incontestable dans le dans Rap Game sénégalais.

Ayôdélé, la nouvelle voix du Bénin

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Qu’attend-elle de ce concours ?

« J’attends de gagner, si je le mérite ! »

Qui est-elle ?

Baignée dans le monde musical depuis son jeune âge, Gloria Lawson, percussionniste et chanteuse, côtoya plusieurs grands noms de la scène musicale au Bénin tels que Nel Oliver, Don Metok, Jospinto, Jah baba, Eba Wadé, Zouley Sangaré et bien d’autres. Riche de ses rencontres et collaborations, elle prit l’initiative en 2013 de créer avec le guitariste arrangeur Edison Konfo, le duo Ayôdélé afin de perpétuer la richesse artistique et culturelle béninoise.

Inspiré des rythmes endogènes tels que le goumbé, le tchinkounmê, le âdja, le duo chante en fon, en manhi, en idaasha, en yourouba, en français, en anglais et travaille constamment sur des compositions originales qui aboutissent à un répertoire alléchant qui conjugue avec passion, tradition et modernité.

Le duo débuta ses premières scènes dans les cabarets et restaurants de Cotonou tels que le Cordon bleu, le Domino, le Tourbillon, le Jammin et multiplia les spectacles dans des espaces culturels bien connu à Cotonou notamment : Africa Soundcity, Yespapa, Artistik Africa.

En décembre 2015, le duo sera invité au Bénin Music Institute et sur bien d’autres festivals notamment : la 13e édition du FITHEB (Festival international de Théâtre du Bénin) en mars 2016, la 2e édition du FACI (Festival des Arts et Culture Idaasha) en avril 2016.

Après la sortie du single Kpakpato, le duo Ayôdélé draine un grand nombre de fans et s’impose sur la scène béninoise. Ambitieux et déterminé, le duo Ayôdélé est un des espoirs de la musique africaine.

Ami Yerewolo, une rappeuse malienne en vogue et militante

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Qu’attend-elle de ce concours ?

« J’attends beaucoup de ce concours, car chez moi le rap féminin est presque inexistant. Je me bat beaucoup contre la discrimination exercée sur nous , et je veux vraiment voir le hip-hop féminin évoluer partout en Afrique. J’ai sacrifié beaucoup de chose dans ma vie pour cette passion donc aujourd’hui être juste parmi les 10 finalistes est un honneur. Ce prix est une chance pour moi de montrer que oui c’est possible, il faut juste qu’on ose nous les femmes et qu’il ne faut pas se laisser influencer par les stéréotypes et autres qui font qu’on ne va pas au bout. C’est aussi l’occasion d’aider toute ces femmes à faire de leurs passions un métier car rien n’est plus beau que ça. « 

Qui est-elle ?

Aminata Danioko à l’état civil, connue sous le nom d’artiste d’Ami Yerewolo est l’une des rappeuses, voire la rappeuse malienne la plus en vogue. Elle a réussi à s’imposer dans ce mouvement dominé par les hommes et est à ce jour la rappeuse la plus primée parmi ses concurrentes au Mali. Avec plus de quarante singles et des duos avec d’autres artistes dans son répertoire, son premier album intitulé « Naissance » voit le jour le 20 Août 2014. Bien après, arriva la consécration. Aujourd’hui prête pour un second album, elle est Lauréate au Mali Hip Hop Award et au Kalata Music Award. Elle a aussi été élue par les femmes de la presse du Mali comme Femme battante de l’année 2016 . Ami a participé à plusieurs Festivals hors du Mali (Burkina Faso, Bénin, Niger, Sénégal, Mauritanie, Maroc…) et est à ce jour une vaillante militante pour les droits de la femme. Un combat qui la tient à cœur depuis qu’elle a constaté que les droits de la femme africaine sont bafoués.

Lab’l, le nouveau talent du Cameroun

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Qu’attend-elle de ce concours ?

« Le concours RFI est une énorme opportunité pour moi de montrer au monde le fruit du travail que mon équipe et moi accomplissons depuis quelques années. Tout ce que je voudrais, c’est passer à un autre stade de ma carrière internationale, c’est-à-dire vraiment vivre mon rêve de musicienne grâce à des prestations partout dans le monde. De plus, j’aimerais que les jeunes camerounais artistes recommencent à croire au potentiel que nous avons dans le pays. Tout est possible tant que nous croyons. »

Qui est-elle ?

Originaire de la région du centre-Cameroun, l’artiste chanteuse Lab’l, de son vrai nom Marie Helene ETERE, est la benjamine d’une famille de trois enfants. Elle grandit à Yaoundé, sa ville natale dans la chaleur que lui procurent ses frères aînés, de nombreux cousins et oncles qui lui donnent le pseudonyme de Lab’l (la jolie poupée). Très tôt, sa passion pour la musique se manifeste ; elle mime une chanson par-ci par-là. Après un parcours scolaire sans faute, elle s’inscrit à la faculté de Droits de l’université de Yaoundé II qu’elle quitte aussitôt à la deuxième année.

Elle se consacre alors à la musique dont elle se découvre un réel talent de chanteuse. Pour gagner un peu d’argent, elle s’investit comme choriste de studio pendant quelques années. Ce qui lui vaut une amélioration remarquable de sa performance vocale. En quête de moyens financiers pour l’enregistrement de ses projets, elle se lance le monde des affaires qui l’a conduit tour à tour  au Nigéria, en Chine et en Thaïlande.

De retour au pays natal, Lab’l fait la rencontre d’un chanteur poète EBENE avec qui elle décide d’entreprendre une nouvelle aventure musicale. Leur collaboration aboutira à l’écriture de quelques titres (Fine Fine Boy, Free et fille-mère) dont elle sera la principale auteur-interprète. L’œuvre arrangée par Roméo OLAH sous sa production sera intitulée « My Way ».

Convaincue de la puissance divine qui se manifeste à travers sa musique, et suite aux  témoignages des  prouesses de celle-ci, Lab’l  se décide de repousser ses limites en offrant un spectacle encore plus enlevé, en témoignera la sortie de son deuxième maxi-single « Wé etam » pour lequel elle s’est entourée de professionnels de la musique que sont : ingénieurs sons, musiciens, chorégraphes, danseurs, et d’ ingénieurs  de lumières  comme Betrand Eba, Mani Bela, Coco Argenté, Marcien Oyono, Lady Ponce, X Maléya, Yannick Nnanga Ayriq Akam, Jules Tawembe (Macase) dans le but de  faire ressortir la fille-lionne forte et spectaculaire qui sommeillait en elle. Plus qu’hier, Lab’l est un produit prêt à relever le défis de très grandes scènes d’ici et d’ailleurs.

Pour soutenir les artistes en lice de la finale du Prix Découverte RFI, cliquez sur le lien suivant : http://musique.rfi.fr/prix-decouvertes/vote

Propos recueillis par Céline Bernath

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