Phindi Kema, son combat pour la reconnaissance des femmes dans la course hippique en Afrique du Sud

rober tshabalala

A force de détermination, de volonté et de persévérance, les femmes du monde entier ont prouvé qu’il n’existait aucun sport exclusivement « masculin ». En Afrique du Sud, cette orientation avance progressivement, grâce au travail accompli par des femmes comme Phindi Kema, première éleveuse noire, tous genres confondus, de chevaux destinés à la course hippique en Afrique du Sud.

Phindi Kema est née à Qurma, une région rurale du Cap-Est. Sa passion pour la course hippique et les chevaux qui y participent naît il y dix ans. A cette époque elle débarque à Port Elizabeth et découvre la course hippique. Elle décide donc d’abandonner la culture des citrouilles, son activité d’alors, pour l’élevage de chevaux. Son but alors est de laisser derrière elle un héritage.

Depuis, elle a contribué à des changements qui favorisent la participation des femmes et des noirs à la discipline de la course hippique. Elle déclare : « Dans ce secteur, il y a un fort besoin de la participation des femmes, en particulier les femmes noires.  Il y aurait moins de discrimination si les femmes étaient plus représentées dans ce milieu, surtout à des postes stratégiques. » Phindi Kema finit par attirer l’attention qu’elle mérite, surtout par l’intermédiaire de son entreprise, Africa Race Group, qui possède et exploite des hippodromes en Afrique du Sud. En 2008, elle remporte le prix de la personnalité de l’année de la part de la Nelson Mandela Business School.

Aujourd’hui, malgré la misogynie, le chauvinisme et le racisme, cette femme de 45 ans s’est faite un nom. En fait, elle se définit comme la reine des courses hippiques africaines. Un titre mérité car elle a finalement ouvert une porte jusque-là fermée  aux femmes africaines.

Crédit photo: Robert Tshabalala

Auzouhat Gnaoré

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