Maimouna Bousso

Maimouna Bousso

Maimouna Bousso est née le 17 mars 1980 au Sénégal. Après ses études, elle entame une carrière de mannequinat au Sénégal et en Italie de 1997 à 2002.  Quelques années plus tard, elle décide de revenir au Sénégal pour y créer une entreprise dans le milieu de la mode et de l’import export dénommé TORODO FASHION SARL. Actuellement elle est conseillère en communication. Si notre rédaction s’est intéressée de près à Maimouna, c’est parce que dernièrement, elle a été très active dans le combat pour le respect des droits de l’homme et des juridictions au Sénégal, surtout concernant l’affaire Karim Wade et la cour de répression pour l’enrichissement illicite.

Depuis combien de temps existe votre collectif ? Pourquoi a-t-il été mis sur place ?

Notre association s’appelle mouvement XALASS : VOLONTÉ POPULAIRE et elle est a été crée en 2013 suites à une épreuve que j’ai vécu pour lutter contre les injustices qui constituent un frein au développement de notre pays.

Quel est le rôle d’un mouvement citoyen ?

Le mouvement Xalass cherche à faire prendre conscience à la jeunesse sénégalaise et africaine que les injustices sont un fléau qui peut arriver à tout un chacun et que nos destins sont liés. Aussi à les sensibiliser à lutter ensemble pour le respect de nos droits. Le mouvement accompagne aussi les victimes d’injustice avec des cellules d’écoutes, de conseils juridiques et vise à ouvrir des antennes d’éducation et d’information des populations pour qu’elle puisse au mieux éviter d’être touchées.

Comment allez-vous sensibiliser la population sénégalaise à s’impliquer et à s’intéresser à l’actualité politique, judiciaire et sociale ?

Nous invitons les populations Sénégalaises par des visites de proximité et avec l’aide des médias en les sensibilisant sur l’importance de leurs contributions dans l’avenir du Sénégal. Nous comptons élargir notre approche par le biais de séminaires et de caravanes à travers le pays

Stephane Hessel disait Indignez-vous ! C’est la seule façon de faire entendre votre voix. Qu’est-ce qui vous indigne en ce moment au Sénégal et pourquoi ?

Ce qui m’indigne actuellement c’est : l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Parce que dans notre pays il est fréquent de voir un citoyen lambda perdre ses droits devant un autre à cause d’une justice a deux vitesses et de l’influence des gouvernants dans le système judiciaire.

Donnez-nous votre définition d’une justice impartiale et équitable ?

C’est une justice libre avec des magistrats au service du peuple et du respect strict des lois et surtout une séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire.

Pensez-vous que le respect des droits de l’homme ainsi que la dignité humaine sont bafoués parfois au Sénégal, comme lorsque Bibo Bourgi devait comparaître sur un lit d’hôpital ?

Oui malheureusement on à eu a assister à des images et des actes qui dégradent l’image de notre justice depuis l’avènement de la cour de répression de l’enrichissement illicite CREI, qui est une juridiction spéciale qui a pour défauts des violations permanentes des droits humains de tous les prévenus et notamment Bibo Bourgi humilié dans sa dignité car traduit devant la CREI en pleine audience sur une civière.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Africains et aux Sénégalais ?

Le message que je veux donner au peuple c’est de prendre conscience de l’importance du respect de leurs droits et de savoir que pour faire développer nos pays longtemps opprimés par des siècles d’esclavage et de colonisation ont besoin d’une justice forte. Que les Africains méritent de ne plus subirent d’injustice, que notre pays et notre continent ont besoin de leurs filles et leurs fils pour mener ce combat par lequel nous pourrions conserver notre dignité.

Par Charlotte Seck

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