La consécration de la femme africaine au Crans Montana Forum de Dakhla

Parmi les centaines de hautes personnalités présentes à Dakhla depuis le 17 mars à l’occasion du Crans Montana Forum, les femmes africaines ont répondu en nombre. Ministres, Députées, Premières Dames, femmes d’affaires ou encore responsables d’associations ont pris part activement à l’ensemble des sessions portant sur des thèmes à forts enjeux comme la sécurité, la santé ou l’éducation. Une session « Femmes Africaines », dont Amina est partenaire, leur a même été dédiée samedi. Un évènement phare qui marque une fois de plus que la dynamique féminine fait désormais partie officiellement du développement prospère de l’Afrique.

C’est le 17 mars que le Crans Montana Forum a pris place à Dakhla, dans le Sud du Maroc. Plus de 800 personnalités politiques, sociales et économiques de plus de 100 pays ont été accueillies dans cette petite ville du Sahara, considérée par l’ONG comme « le laboratoire de l’Afrique de demain ». Un évènement majeur pour le Maroc et pour les femmes africaines. Dès le lancement officiel du Forum, l’une d’entre elles était déjà sur le podium : La Première Dame de Gambie, Zineb Yahya Jammeh, aux côtés d’ailleurs de Rula Ghani, Première Dame d’Afghanistan. Elle a fait part de ses actions sociales et politiques en faveur des orphelins, mais aussi des femmes gambiennes.

La femme africaine sur tous les fronts

Les femmes africaines étaient activement présentes dans chacune des sessions du Forum. Que ce soit au sujet de l’éducation, de la sécurité énergétique ou alimentaire, mais aussi de la santé, elles ont fait part de leurs compétences et de leur vision d’avenir, offrant ainsi une vraie dynamique féminine aux débats. En témoigne l’intervention très pertinente de la députée zimbabwéenne Hon Labode Ruth Mafoko sur le thème « Santé publique : une solution commune pour tous », qui a souligné le rôle clef des femmes. De même, parmi les orateurs du Club des Ports, session hautement stratégique, on a pu constater la place importante de Fatoumata Cisse, directrice générale de la Société Navale Guinéenne. La nouvelle génération a également été mise à l’honneur. Une sénégalaise, ainsi qu’une malgache ont reçu le prix « Jeunes Leaders du futur ».

« Une session Femmes Africaines de deux heures ne suffit pas ! »

C’est dans une salle comble que la session « Femmes Africaines » a eu lieu samedi matin, sous la présidence de la Sud-Africaine de poigne Pearl Kupe, directrice du programme « Africa Women’s Leadership ». Autour de la table, de nombreuses dames d’envergure engagées issues des différentes régions d’Afrique ont partagé leurs expériences et leurs actions. Notons notamment les interventions de Makalé Traoré, présidente du Réseau des femmes Africaines, ministres et parlementaires de Guinée (REFAMP) et présidente de la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue et la construction de la paix et le développement (COFFIG), de la Première Dame de Gambie ou encore de la fameuse auteur Fatoumata Kane Ki-Zerbo. L’accès à l’éducation, l’autonomie financière, la coalition des femmes de l’ensemble du continent, mais aussi l’implication des hommes sont autant de conditions à l’amélioration du rôle actif des femmes qui ont été évoquées. Un débat pour le moins riche et passionné. Celui-ci s’est conclu par un message fort de la présidente de la session, suivie par toutes les femmes présentes : « Une session de deux heures consacrée aux femmes africaines ne suffit pas ! ».
Après ces deux journées de session, le Forum se poursuit en croisière et ce jusqu’à demain.

Retrouvez le reportage complet avec les interviews des différentes intervenantes dans l’édition du mois de Mai d’Amina.

Par Céline Bernath

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