Jennifer Yéo, Miss Côte d’Ivoire 2014 est reine de beauté

Du haut de son 1m83, Jennifer Yéo, Miss Côte d’Ivoire 2014 est une personne généreuse et attentive qui aime rire et danser. Très présente sur les réseaux sociaux, la reine de beauté ivoirienne est actuellement étudiante en école de commerce et rêve d’écriture et de cinéma. Jennifer a grandi à San Pedro, une ville côtière située à environ 450 km d’Abidjan, sa ville de naissance. Elle doit son ascension vers la gloire après avoir remporté le titre de Miss Côte d’Ivoire, le sésame qui l’a amenée à représenter son pays à Londres lors de la 64ième édition du concours Miss Monde. A quelques jours de l’élection de miss Côte d’ivoire 2015, retour sur son parcours de Reine de Beauté.

« Lorsqu’on a appelé mon nom, ç’a été le plus beau jour de ma vie, je m’en souviens comme si c’était hier ! J’étais très excitée et beaucoup d’idées sont venues dans mon esprit. Je n’étais plus une simple petite fille, j’étais devenue une femme, une vraie. » Jennifer Yéo, Miss Côte d’Ivoire 2014.

Quel est le premier défi qui s’impose à soi lorsque l’on concourt à Miss Monde ?

 Le premier défi que l’on rencontre est celui d’établir des relations avec les autres Miss qui parlent des langues différentes. Pour moi, ce fut l’occasion de m’améliorer en anglais, sachant qu’un des points culminant de mon voyage à Miss Monde a été d’avoir pu établir un contact privilégié avec toutes les miss.

 Comment vit-on ce moment-là ?

 C’est très spécial ! Quand vous êtes un chef de file dans une activité, il est très important d’évaluer votre personnalité, ainsi que les opportunités et les défis qui s’offrent à vous et d’appliquer votre attention là où elle est nécessaire. J’ai découvert la pression et les charges qui incombent à celle qui doit représenter son pays à l’international et j’ai été grandi par cette expérience. J’ai découvert aussi les nombreux autres pays dont le Royaume-Uni. Participer à l’élection de Miss Monde est une fabuleuse aventure !

 Vous avez lancé votre association « Heart Voice for Children » parlez-nous-en.

 Je l’ai créé pour aider les enfants des rues, les orphelins et les enfants malades et je milite pour la création de centres d’éducation. En Côte d’Ivoire nous avons un réel problème avec les enfants des rues qui se sont transformés en délinquants durant les troubles politiques. Ces enfants-là ont une chance de s’en sortir et de reprendre le bon chemin. Ils ont besoin d’être encadrés et formés. Le gouvernement travaille à cela, mais il ne peut pas seul parvenir à tout régler, car cette problématique nous concerne tous. J’ai besoin d’aide et je lance un appel aux organismes internationaux comme l’UNICEF pour qu’ils puissent me soutenir.

Si vous pouviez changer quelque chose en Côte d’Ivoire qu’est-ce que ce serait ?

 Je supprimerais dans le cœur des gens les blessures et les stigmates de la guerre. Je sais que les cœurs mettent du temps à guérir. Le temps finira par m’accorder ce souhait, mais j’aimerais que les choses aillent plus vite. Récemment, nous avons gagné la CAN et les éléphants sont rentrés en apportant un immense bonheur à la nation. Cela participe à notre réconciliation, j’en suis fière et je crois en l’avenir de notre pays.

La mode africaine évolue de plus en plus rapidement, quelles sont vos réflexions sur la mode en Côte d’Ivoire ?

Je pense qu’elle a un bel avenir. Nous avons la chance en Côte d’Ivoire et en Afrique d’avoir de nombreux talents, avec des couturières et des artisans ayant du savoir-faire et sachant travailler les tissus. La femme africaine n’a jamais perdu sa féminité, elle sait être belle et porter des vêtements différents et authentiques. Les Africains de la diaspora font de leur mieux pour promouvoir notre culture dans le monde entier. Beaucoup de marques internationales et de célébrités nous plébiscite à présent et utilisent nos motifs, cela nous rend plus fort ! L’industrie de la mode en Côte d’Ivoire reste petite, mais elle se structure de plus en plus et se professionnalise. L’économie est en croissance et il ya de plus en plus d’investissements dans ce secteur.

 A 20 ans, la mode et le style vont de pair avec son image, qu’est-ce qui influence votre style ?

 Je considère toujours la mode et le style comme un état d’esprit avant tout. J’aime m’habiller pour séduire, pour impressionner et pour être belle. Je ne m’attache pas à un style en particulier et je raffole plutôt de pièces originales et uniques. Je peux être classique aujourd’hui et adopter un look plus sportswear demain. Mon originalité vient de là.

 Quelles sont les autres passions de Miss Côte d’Ivoire 2014 ?

 J’en ai plusieurs ! (Rire.)J’aime écrire depuis l’âge de 14 ans. Ma mère m’a toujours dit de ne pas négliger cette partie de moi, alors d’ici à 2016, j’envisage de sortir mon premier livre, j’y travaille depuis longtemps. Je peux seulement dire que ce sera une histoire d’amour, pas comme les autres ! Pour le reste, j’aime aussi la danse et le cinéma. L’un de mes rêves serait de devenir actrice et de suivre les pas d’Aishwarya Raï, Miss Monde 1994 qui m’inspire ! En tant que femme, elle avait des rêves et elle les a réalisés jusqu’au bout ! Je suis également très fan d’Yvonne Nelson, une actrice ghanéenne que j’adore.

Vous passerez le flambeau à la nouvelle Miss Côte d’Ivoire où vous voyez vous dans 10 ans ?

J’ai l’espoir de diriger ma propre société de marketing et d’événementielle en Afrique, d’être marié avec peut-être deux enfants. J’aimerais aussi ouvrir ma propre société d’importations / exportations de fruits et de fabrication de jus de fruits naturels.

par Benjamin Reverdit

Contact :

Jennifer Yeo sur Instagram

Comité Miss Côte d’Ivoire sur Facebook – COMICI


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