Gabourey Sidibe fait ses débuts en tant que réalisatrice

Voici huit ans, Gabourey Sidibé offrait une prestation des plus émouvantes avec son rôle dans le film Precious. Une prestation qui lui a d’ailleurs valu une nomination aux Oscars. Depuis, l’actrice a enchaîné les projets aussi intéressants que plébiscités par le public : American Horror Story, Difficult, et plus récemment Empire. Aujourd’hui, Gabourey Sidibé a décidé de révéler une autre facette de son talent en passant derrière la caméra en tant que réalisatrice.

En effet, la jeune femme vient de sortir son tout premier court-métrage intitulé The Tale of Four. Ce film nous plonge dans la vie de quatre femmes noires: Saffronia (Megan Kimberly Smith), Sarah (Ledisi Young), Peaches (Aisha Hinds) et Sweet Thing (Dana Gourrier). Si ces quatre personnages semblent familiers, c’est parce qu’ils sont tirés de la chanson Four Women, datée de 1966, considérée aujourd’hui comme un classique de Nina Simone. The Tale of Four raconte l’histoire de femmes noires aux multiples visages qui se battent pour la justice.

C’est en partenariat avec Shatterbox Anthology/Refinery29 que The Tale of Four a été tourné et diffusé. Shatterbox Anthology/Refinery29 a décidé de soutenir cette année douze réalisatrices, afin que ces dernières racontent des histoires avec leurs perspectives féminines. Gabourey Sidibé a donc choisi de s’inspirer de Nina Simone pour mettre en lumière les réalités complexes des femmes noires, mères, filles, amantes, militantes, face aux brutalités policières et l’incarcération massive des populations noires aux Etats-Unis.

« Comme je fais avec la plupart des choses dont j’ai peur, je parle d’elles, les rend audibles, en espérant que le fait de s’attaquer à la peur l’atténuera…C’est ce que ce film raconte : l’aborder, le dire à haute voix partager ma peur et mon indignation… «  précise Gabourey Sidibé à Refinery29.

Le film est somme toute un portrait alarmant de la société actuelle américaine où demeurent encore le même racisme, la même cruauté et les mêmes préjugés qui avaient cours dans les années 1960 lors de la sortie de Four Women de Nina Simone. The Tale of Four a été primé cet été au Nantucket Film Festival.

Auzouhat Gnaoré

Leave your vote

0 points
Upvote Downvote

Les + populaires

close

Ad Blocker Detected!

Advertisements fund this website. Please disable your adblocking software or whitelist our website.
Thank You!

Log in

Forgot password?

Forgot your password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Close
of

Processing files…