Festival de Cannes: Fatou N’Diaye fait sensation sur le tapis rouge!

Fatou N’diaye, la bloggeuse influente de la beauté noire et métissée, a foulé le tapis rouge mercredi soir en ouverture du Festival de Cannes.

Ambassadrice de la marque L’Oréal-Paris, Fatou N’diaye a monté les marches aux côtés de grandes stars internationales – Eva Longoria, Naomi Watts ou Julianne Moore- également égéries de la marque de luxe. Elle fait désormais partie de ce cercle fermé de femmes représentant le glamour et l’excellence de la beauté universelle.

L’occasion pour Amina, présent à Cannes, d’aller à sa rencontre.

Vous étiez à Cannes mercredi soir pour la montée des marches du film d’ouverture, « Café Society » de Woody Allen. Quelle a été votre sensation ? 

C’est la première fois que j’assistais à l’ouverture du Festival de Cannes. Il y’avait une grande effervescence et du beau monde. J’ai également eu l’honneur d’assister au dîner officiel de l’ouverture du Festival de Cannes en présence de nombreuses stars et personnalités internationales. Ca fait bizarre de voir en vrai des personnes qu’on a l’habitude de voir sur grand et petit écrans.

 Incarner l’image de marque de L’Oréal en ouverture du plus grand Festival de Cinéma au monde, c’est un moment magique?

Oui c’est un moment magique car nous sommes chouchoutées par la fantastique équipe de L’Oréal du début jusqu’à la fin du séjour. Se faire maquiller, être aidée pour s’habiller, il y’a toujours une personne qui s’occupe de nous. Je me souviens que je ne ratais jamais la retransmission du Festival de Cannes sur Canal + pour voir les cortèges de berlines arriver et voir quelles stars sortiraient de la voiture, j’aimais voir toutes ces belles robes et smokings portés par les stars. Et de voir cela en réalité et le vivre c’est une chose que je n’avais jamais pensé expérimenter.

Même dans vos rêves les plus fous, vous ne pouviez imaginer mieux ?

Dans mes rêves les plus fous, j’imagine voir plus de femmes noires actrices et évoluant dans le milieu du cinéma, fouler ce tapis rouge. Pour moi ça sera une avancée dans ce pays qui est encore trop fermé quand il s’agit de réellement représenter la France telle qu’on la connait, c’est à dire éclectique, métissée, noire, blanche, asiatique, maghrébine.

C’est votre première fois à Cannes ?

 C’est mon troisième Cannes, le premier, je l’avais fait en 2012 pour le film « La Pirogue » du réalisateur sénégalais Moussa Touré, seul film africain sélectionné en compétition au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard. Et avec L’OREAL PARIS c’est ma deuxième montée des marches.

Vous êtes une bloggeuse influente de la beauté africaine où votre photo en tenue haute couture en bas des marches, a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Est-ce un honneur pour vous de représenter la beauté africaine sur le tapis rouge le plus médiatisé au monde ?

 Oui c’est un honneur car nous vivons dans un monde où la représentation de la beauté est à dominance blanche. En mettant en avant ce qui fait ma culture et mes origines, j’affirme qui je suis. Et surtout c’est une manière pour moi de célébrer ma différence et de dire aux femmes qui me suivent que peu importe leur couleur de peau, la texture de leur cheveux ou origine, il ne faut pas avoir honte de qui elles sont. L’ Afrique  est un continent tellement riche en terme de mode et coiffures, alors qui mieux que nous peut la représenter aux yeux du monde.

 Vous êtes l’exemple même qu’entreprendre permet de faire avancer les choses. Pensez-vous que cette nouvelle génération d’entrepreneurs dont vous faites partie va avoir l’effet escompté sur l’image de l’Afrique en lui accordant une place prédominante sur l’échiquier mondial ?

 Oui, ils ont déjà un effet positif car nous étions en manque cruel de représentations et réussites dans notre communauté. Les médias mainstream ne parlent jamais des réussites issues des banlieues ou du continent africain. La naissance de tous ces médias qui mettent en avant la richesse du continent permet déjà à de nombreuses personnes de reprendre confiance en elles, et les grandes entreprises savent que désormais il faut composer avec tout les acteurs de cette génération.

 Vous avez monté les marches avec une robe haute couture et pochette Elisabetta Franchi. Comment avez-vous choisi votre tenue et coiffure ?

 J’ai la chance d’avoir un ami qui est un super styliste. Il s’appelle Grégory Ambroisine et a travaillé avec de grands artistes et magazines internationaux (son compte instagram https://www.instagram.com/gregambroisine/) Nous avons fait un shopping presse ensemble, je lui ai dit ce que je recherchais et il m’a fait des propositions de look. J’ai opté pour la tenue que je portais au Festival.

Pour la coiffure, c’est en regardant les albums photos de ma mère. Et je suis retombée sur une photo de ma tante qui s’appelle Bouchra, une photo en noir et blanc où elle portait cette coiffure. C’est une coiffure de l’ethnie des haoussas dont ma mère est issue. Je voulais porter une coiffure de chez moi.

 C’était une volonté de votre part d’avoir une touche afro ?

 Oui c’était une volonté comme la foi précédente quand j’ai porté mon gros afro car après tout, je suis une femme africaine et ces types de coiffures ou styles font parties de nos cultures beauté.

 C’est grâce à votre blog que vous en êtes là aujourd’hui. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

 Je dirais juste que la passion vous mène à faire de belles choses. En 2007, lorsque j’ai créé mon blog, je voulais partager mon univers beauté et aider les femmes comme moi. Je compte encore faire de jolies choses, chaque jour est une aventure différente de la veille.

 Avez-vous des projets à venir ?

 Oui mais c’est encore top secret, lorsque le moment sera venu, vous serez les premiers avertis.

 Suivez tous les conseils beauté de Fatou N’diaye  sur son blog :

www.blackbeautybag.com

 

Par Maya Meddeb

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