Connect with us

Femmes d'Amina

Dothy Z

Published

on

La chanteuse ivoirienne Dothy Z qui a récemment sorti son sixième album, « les Z d’Or » nous livre sa nouvelle passion, l’humanitaire. Désormais elle se sert de sa notoriété et de son talent pour aider les enfants démunis, à travers son ONG « Ame de cœur »

Quel est le but de votre organisation

Notre but est de nourrir et de protéger les enfants déshérités, errant par-ci, par-là et livrés à eux-mêmes. Nous voulons mettre en place des centres de loisirs, pour qu’ils aient un lieu où jouer, partager avec les autres, en toute sécurité. En attendant de réaliser ce projet, une fois par mois, nous nourrissons 500 enfants choisis parmi les plus pauvres, des municipalités que nous visitons. Le choix des bambins se fait grâce à une collaboration active des maires.

Dothy Z, dites-nous, comment passe-t-on de star du showbiz à star de l’humanitaire ?

Dans mon cas, c’est suite à un grave accident. J’avais tout perdu, plus d’amis, mes propres parents m’avaient abandonnée. Je n’avais pas d’argent pour subvenir à mes besoins primaires. A cette époque, les Restos du cœur ont été pour moi, une bouffée d’oxygène : ils m’ont accueillie et m’ont apporté du réconfort. Cette traversée du désert a duré quatorze ans.

Il est indéniable que ce fut très pénible pour vous, comment avez-vous fait pour rebondir ?

J’ai pu rebondir grâce aux encouragements et les conseils de mon ami Joss Inno. Il a eu confiance en moi ; il m’a fait comprendre que malgré mes blessures physiques et psychologiques, j’étais encore capable de donner mon meilleur sur scène. Après beaucoup de travail et d’abnégation, je suis revenue à la musique. L’album a été bien accueilli par le public. Mes fans ne m’avaient pas oubliéE. La vie venait de m’offrir une seconde chance qu’il fallait absolument saisir pour aider mon prochain.

C’est donc ce que vous avez fait ?

Oui en effet, quand j’ai eu 50 ans, l’âge d’or et de raison, selon moi, je n’avais plus de goût pour les paillettes et les projecteurs. Bien attendu je demeure artiste mais aujourd’hui ma priorité est mettre mon talent, au profit des plus démunis. Au même âge, ma mère avait tout lâché pour servir Dieu. Je me suis donc inspirée de son exemple et j’ai fondé Ame de cœur.

 C’est bientôt Noël, qu’est-ce que le père Noël a dans sa besace ?

Cette année, Ame de cœur se délocalise, « Papa Noël » va toucher les enfants de la Côte d’Ivoire profonde, en particulier ceux de Gagnoa, commune du centre ouest dont je suis originaire.

Ce déplacement sera fait dans le cadre des Z tours de la charité avec les Z d’Or. Au programme, mini concert avec plusieurs artistes connus et non connus. Je vais moi-même me produire sur scène avec six morceaux de mon de nouvel album. L’opération cinq cent repas gratuits débutera avec le petit déjeuner à 7 heures du matin ; ensuite à midi le déjeuner, composé de plat de résistance, de dessert et enfin à 16 heures, le goûter. Le tout rythmé par les différentes prestations des artistes. Les enfants eux-mêmes, seront acteurs des festivités : ils se produiront avec des chants, des danses, des contes et récits de tout genre. Ce sera une journée géniale et mémorable.

Que répondez-vous à ceux qui rétorquent à tort ou à raison que ceci est une goutte d’eau dans la mer, et comme une hirondelle ne fait pas le printemps, un seul repas ne peut répondre de façon viable, aux besoins des enfants ?

Mon objectif est de faire manger les enfants, tous les jours mais faute de moyens, nous nous limitons à une distribution mensuelle. Je veux donc profiter de cette tribune pour lancer un appel aux Ivoiriens, aux Africains, à toutes les bonnes volontés du monde entier et à tous les lecteurs d’Amina, à faire un petit geste, en faveur de ces enfants victimes de la grande pauvreté. Tout don, même le plus petit, est le bienvenu.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre ?

Nous avons un site internet, un compte Facebook par lesquels nous communiquons. Nous vous invitons à visiter nos différents sites pour suivre nos activités.

 

@Sidonie Zobo

Leave your vote

0 points
Upvote Downvote

Comments

0 comments

Continue Reading

Actualités

Cancer du sein : À quoi sert octobre rose?

Published

on

Tout commence en 1985, lorsque l’American Cancer Society établit un partenariat avec la division pharmaceutique d’une grande entreprise de produits chimiques; Imperial Chemical Industries. Ensemble Ils fondent le premier National Breast Cancer Awareness Month : le mois de sensibilisation nationale au cancer du sein, NBCAM. Leur objectif à l’époque est simple: promouvoir la mammographie en tant qu’arme la plus efficace pour lutter contre le cancer du sein.En France, Octobre Rose, est l’occasion pour l’institut Marie Curie d’attirer l’attention et de mobiliser le grand public à l’existence  des cancers du sein héréditaires. Le fait de savoir réperer ces prédispositions très tôt augmente les chance de guérison. En effet, 5 % des cancers du sein surviennent chez des femmes porteuses d’une prédisposition génétique. Une fois découverte, cette prédisposition permet d’améliorer le suivi des apparentés.
Octobre rose rappelle également à tous que le cancer du sein ne se limite pas qu’aux autres. D’ailleurs Dix artistes ont répondu à l’appel du Printemps Haussman et de l’association ROSE en participant à une collection capsule de t-shirts, sweat, mugs et de tote bags dont  Benjamin Biolay, Étienne Daho, Aurélie Saada et Sylvie Hoarau de Brigitte,  Caroline de Maigret, Vincent Delerm, Ariel Wizman, Vanessa Bruno, Dani, Bouchra Jarrar.
Vous trouverez cet tee shirt à partir 28€ dans tous les magasins Printemps jusqu’au 22 octobre et jusqu’au 4 novembre au Printemps Haussmann.Les différentes méthodes de dépistage du cancer du sein.

La mammographie reste le meilleur examen de dépistage. Il s’agit d’une radiographie des seins qui permet de repérer les tumeurs, nodules et cellules cancéreuses à un stade précoce, en l’absence de tout symptôme.

Elle est recommandée tous les deux ans pour les femmes entre 50 et 74 ans. Dans certains cas, le médecin traitant ou le gynécologue peut conseiller d’autres modalités de surveillance si la patiente  présente un risque élevé de cancer du sein, ou par exemple en cas d’antécédents familiaux.

La palpation des seins, qu’elle soit réalisée par un gynécologue ou par soi-même en autopalpation, est un moyen efficace de dépister la maladie. De nombreuses associations comme « ROSE », « Le Cancer du Sein, Parlons-en » ou encore « Agys » qui travaillent sur le terrain toute l’année se saisissent de cette occasion pour médiatiser leur action  afin d’atteindre le plus grands nombre de femmes.

Cette année, la Société Générale s’engage avec l’Institut Curie pour soutenir la recherche scientifique et médicale, au bénéfice des femmes en lançant la carte Collection Caritative Octobre Rose. Un lancement accompagné d’une opération solidaire sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MaTouchedeRose.  

Comments

0 comments

Continue Reading

Femmes d'Amina

Rencontre avec Madioula Aïdara Diaby, maire adjointe

Published

on

Depuis 2014, Madioula Aïdara Diaby est la maire-adjointe de l’Île Saint Denis précisément sur la liste citoyenne, écologique et solidaire à la Jeunesse et aux Sports et Déléguée à la Jeunesse et à la Petite Enfance auprès de l’association des Maires de France AMF.  Originaire du Mali, Madioula est très impliquée dans des projets liés au devoir de mémoire et à la culture. Rencontre avec une femme de terrain.

En 2015, seulement 1 an après mon mandat, on vous a confié l’organisation de la Commémoration de l’abolition de l’esclavage, quelques mots…

« J’ai effectivement organisé la commémoration de l’abolition de l’esclavage en 2015. L’évènement a été parrainé par Rokhaya Diallo et François Durpaire. Un devoir de mémoire doit être fait pour permettre de limiter les frustrations et de cultiver un meilleur espace de vivre ensemble »

Parlez-nous de votre parcours

« J’ai fait mes études secondaires au Collège Alfred Sisley et au Lycée Auguste Blanqui à Saint Ouen, où j’ai obtenue mon baccalauréat. Mes études universitaires m’ont permis d’obtenir une Maitrise des Sciences de l’Education. Je suis conseillère Principale d’Education (C.P.E.) depuis 18 ans. Je dépends du Rectorat de l’Académie de Créteil et suis en poste en Seine Saint Denis en Réseau d’Education Prioritaire (REP+). Je me suis toujours investie dans les démarches socio-éducatives s’intéressant aux jeunes : aide aux devoirs; formations sportives; voyages; sorties culturelles…. »

Vous êtes également impliquée sur le plan associatif et culturel…

« Depuis 20 ans , je joue le rôle de « Manager » auprès de Mohamed Diaby, Champion du monde de boxe française et de kick boxing catégorie mi-moyen. En 2011, j’ai créé l’association Wati Mady Éditions dont j’assumais, bénévolement, la présidence. Cette association mène des projets éducatifs construits sur les exigences de la bande dessinée et dont les buts sont de faire comprendre les idées et valeurs citoyennes. Les interventions auprès des collégiens sont multiples et offrent à de nombreux collégiens des repères solides. J’ai dû y mettre fin en 2014  à cause de mes fonctions d’adjointe au Maire. »

Sur le plan de la solidarité, vous êtes également engagée en France et à l’étranger

« J’interviens dans des actions de solidarité tant en France qu’à l’étranger par le biais de manifestations sportives, de concerts… C’est ainsi que, depuis 4 ans, via le Telethon de la ville de Drancy nous avons sensibilisé les jeunes aux problèmes des maladies. De même, nous avons mené une opération de collecte alimentaire en direction du nord du Mali lors de la guerre civile puis, plus tard ce fut la collecte de fournitures scolaires pour les enfants de la Région d’Essaouira à Aït Daoud au Maroc.Depuis 2015, je collabore auprès de la première Dame du MALI Mme Aminata MAÏGA KEÏTA, concours inter générationnel « ville propre » dans la région de Ségou au Mali. »

Vous êtes impliquée dans plusieurs projets liés à la culture ?

« il est vrai que j’ai eu un rôle d’actrice dans le 1er film produit par le du WATTI B, intitulé «  LA PIECE » sortie en octobre 2016.Présentatrice de l’évènement «  LA NUIT DU MALI », concert organisé par le WATI B à l’occasion de la date anniversaire de l’indépendance du Mali, le 23 septembre 2017, à Bercy. J’ai eu l’honneur d’être invitée en spécial guest  à la soirée de l’Excellence Africaine le samedi 6 octobre 2018 parrainée par Madame Diaby Mama Pogba au cours de laquelle elle a reçu le diplôme de l’excellence remis par le Mouvement Solidaire pour le Développement de l’Afrique pour son investissement et ses actions. »

Que représente votre rôle d’élue pour vous ?
« Si j’ai choisi ces quelques exemples de mon investissement personnel dans la vie de la cité, c’est pour illustrer mon engagement auprès de ceux que mes actions peuvent aider parce que je crois aux valeurs de la solidarité, de l’honnêteté intellectuelle, de l’entraide (surtout en ces temps troubles) et au respect réciproque. »

@sira Doumbia Hildebert

Comments

0 comments

Continue Reading

Femmes d'Amina

Qui est donc Konan Dicoh Mariam, la femme sur la pièce de 25 FCFA?

Published

on

Sur la monnaie et les billets de la zone franc CFA, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a pris soin de faire représenter les symboles caractérisant les peuples d’Afrique de l’Ouest. La pièce de 25 FCFA a été mise en circulation voici trente-huit ans de cela, en 1980. Sur cette pièce est gravée l’image d’une femme tenant une burette. Il s’agit de Konan Dicoh Mariam, la première femme chimiste de Côte d’Ivoire.

Au début des années 1960, à une époque où les jeunes femmes se dirigeaient massivement vers la formation de sage-femme ou de secrétaire,  Mariam Konan Dicoh faisait son entrée à la section chimie, nouvellement ouverte au Lycée Technique d’Abidjan. Elles sont alors seulement deux jeunes femmes dans cette section. Ce qui n’a évidemment pas manqué d’attiser la curiosité de leurs camarades de sexe masculin. Et c’est dans ce lycée que le hasard permettra l’immortalisation de la jeune chimiste.

En effet, c’est un ami, qui est alors lycéen dans la section Arts et Métiers, qui la prend spontanément en photo lors d’une de ses séances de travail. Le temps passe, et bien des années plus tard, un ami, alors ministre des Finances du Burkina Faso, lui apprend qu’elle figure sur la nouvelle pièce de 25 FCFA. La photo prise des années auparavant par son ami, a été publiée dans un livre sorti à l’occasion des célébrations du dixième anniversaire de l’indépendance de Côte d’ivoire. Ce livre, « Côte d’Ivoire, 10 ans de progrès », se serait retrouvé dans les locaux de la B.C.E.A.O, qui choisit le portrait de Mariam Konan Dicoh afin de frapper la toute nouvelle pièce de 25 FCFA.

Mariam Konan Dicoh, vit toujours en Côte d’Ivoire, où elle s’est reconvertie dans la restauration. A ce jour, les autorités monétaires de l’Afrique de l’Ouest n’ont manifesté aucune reconnaissance ou compensation à son encontre pour l’utilisation de son image depuis toutes ses années.

Auzouhat Gnaoré

Comments

0 comments

Continue Reading

Trending

close

Ad Blocker Detected!

Advertisements fund this website. Please disable your adblocking software or whitelist our website.
Thank You!

Log in

Forgot password?

Forgot your password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Close
of

Processing files…