La discrimination à l’emploi des services d’immigrations ghanéens

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Au Ghana, les services d’immigration ont annoncé la surprenante décision de ne plus employer les femmes ayant des vergetures ou ayant eu recours à la dépigmentation de la peau. Une décision pour le moins sexiste et discriminatoire, qui n’a pas manqué de provoquer une vive polémique.

A juste titre, les Ghanéens, en s’emparant des médias sociaux, ont vivement condamné cette décision, qu’ils jugent arbitraire, injuste et sexiste. Les candidats à un poste au sein des services d’immigration sont soumis à un examen médical complet dans le cadre du recrutement. L’apparition des vergetures est un processus naturel lié à l’étirement de la peau lors d’une prise de poids ou en cas de grossesse. La dépigmentation de la peau est un processus chimique, dangereux pour la santé, qui vise à éclaircir la peau. Ces deux cas concernent aussi bien les femmes que les hommes. Aussi, cette décision ciblant spécifiquement les femmes, s’avère être délibérément sexiste.

Michael Amoka-Attah, porte-parole des services d’immigration, a déclaré : « Le travail que nous effectuons est fatiguant et l’entraînement est tel qu’une peau dépigmentée ou des cicatrices, génère des saignements. » Pourtant, aucune étude scientifique ou médicale ne stipule que les vergetures ou la dépigmentation ont des effets physiques ou mentaux empêchant quiconque d’exercer une fonction, quelle qu’elle soit.

Un député local, Richard Quashigah, a exhorté toutes les personnes recalées sous ce prétexte à intenter un procès devant le tribunal pour recouvrer les frais de dossier liés à leurs candidatures. A savoir aussi que les personnes avec tatouages ou des jambes arquées ont aussi été disqualifiées.

Auzouhat Gnaoré

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