Daniele Obono, militante insoumise

Daniele Obono, la porte parole du parti politique La France Insoumise ne passe pas inaperçue depuis son arrivée à l’Assemblée Nationale. Suite aux élections législatives du 11 et 18 juin derniers, la jeune femme a été élue députée dans la dix septième circonscription de Paris. Si certains l’ont découvert lors de son arrivée à l’Assemblée Nationale aux côté de nouveaux députés, celle qui est au coeur d’une polémique est pourtant une militante associative depuis de nombreuses années et a toujours combattu le racisme. Explications.

La polémique qui enfle

Depuis quelques jours, la jeune femme est au coeur d’une vive polémique. Invitée sur le plateau d’une radio de grande écoute, la porte parole de la France Insoumise a été interrogée sur une pétition de 2012 qu’elle avait signé. La fameuse pétition avait pour but de défendre la liberté d’un artiste qui chantait « Nique la France ». Une pétition qui en réalité avait été initiée par les Inrocks, comprenait de nombreux signataires, Eva Joly, Olivier Besancenot, Noel Mamère ainsi que Daniele Obono. Sur le plateau de RMC, les chroniqueurs n’ont pas hésité à demander à la femme politique si en tant que députée, elle assume toujours son soutien. Celle-ci n’a pas hésité à maintenir son soutien et à défendre la liberté d’expression, qui est une liberté fondamentale en France. Depuis son passage à la radio, elle est désormais la cible de nombreuses attaques.

Voici quelques phrases de la chanson :

« Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes.»

Femme engagée.

Daniele Obono est une femme engagée. Née au Gabon à Libreville, la jeune femme est une militante associative qui a mené des combats aux côtés de José Bové. C’est elle qui a coordonné au sein de son parti politique la collection des livrets thématiques. Elle exerce le métier de bibliothecaire dans le quinzième arrondissement de Paris. Elle n’hésite pas à s’opposer au racisme, comme on peut le lire sur son site https://camaradobono.wordpress.com/2015/05/18/de-la-revolte-et-de-la-beaute/, la jeune femme a publié un texte intitulé De la révolte et de la beauté en hommage à Zyed et Bouna, les deux adolescents décédés de façon tragique à Clichy sous bois. 

Karine Oriot

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