Clap de fin du Festival International du Film de Toronto !

Une riche programmation de films mettant en lumière le racisme et les violences policières

 

La 43ème édition du Festival International du Film de Toronto, a été particulièrement marquée par des films engagés politiquement, donnant la part belle à des films réalisés par des femmes et avec des récits poignants sur le racisme et les violences policières. Pendant dix jours, plus de 300 films ont été projetés, dans des sections distinctes, « Gala »-« Special Presentation »  – « Platform » et « Découverte », provenant de soixante pays.

Le film « Green Book », réalisé par Peter Farrelly, a remporté le Prix du Public, une récompense qui pourrait en faire un prétendant surprise aux Oscars. Le film, avec en vedette Mahershala Ali (Oscar du meilleur second rôle pour « Moonlight ») et Viggo Mortensen, raconte les aventures d’un italo-américain engagé comme chauffeur par un pianiste noir pour l’accompagner lors d’une tournée dans le sud des États-Unis, dans les années 60. Une belle comédie, inspirée d’une histoire vraie, qui soulève en toile de fond l’ignomie de la ségrégation raciale.

Le deuxième choix du Public s’est porté sur le film « If Beale street could Talk » (Si la rue Beale pouvait parler), réalisé par Barry Jenkins, oscarisé l’année dernière pour le film Moonlight. Adapté du roman de James Baldwin, « If Beale street could talk » raconte le combat d’une femme pour libérer son mari noir, accusé à tort par la police, avant la naissance de leur enfant.

Le coup de cœur de la rédaction : Amandla Stenberg

S’il y a une actrice qui aurait mérité le prix de la meilleure actrice – le festival de Toronto ne décernant pas de prix individuels – c’est bien Amandla Stenberg. Agée de seulement 20 ans, révélée au grand public pour son rôle de Rue dans Hunger Games, Amandla Stenberg était à l’affiche de deux films en compétition, aussi bouleversant l’un que l’autre. Dans « Where hands touch », Amanda Stenberg incarne une adolescente noire allemande sous l’époque d’Hitler qui tombe amoureuse d’un membre de la jeunesse hitlérienne. Quant à « The Hate you give », elle joue également le rôle d’une adolescente mais cette fois-ci aux Etats-Unis où elle est témoin de l’assassinat de son ami d’enfance par un policier.

Tournés à des époques différentes, dans divers coins du monde, la riche programmation cette année du Festival de Toronto en termes de films sociétaux engagés, révèle bien qu’il y a quelque chose d’intemporel dans le cinéma dont les réalités d’hier font écho à celles d’aujourd’hui, où l’histoire semble se répéter, peut être sous une autre forme, mais tout aussi violente.

 

Viola Davis, Julia Roberts et Robert Pattinson, vedettes de la 43ème édition du Festival de Toronto !

 Une pléiade de stars a défilé cette année sur le tapis Rouge du Festival International du Film de Toronto : Michelle Rodriguez, Viola Davis et Colin Farrell sont venus défendre le film « Widows », projeté en première mondiale à Toronto. Ce film qui met en scène quatre veuves, mariées à des criminels, vont devoir s’unir pour choisir leur destin, sortira en salle le 28 novembre en France. Julia Roberts avec son sourire légendaire est venue quant à elle pour Ben Is Back, totalement méconnaissable dans le rôle d’une mère qui essaie de faire sortir son fils de la drogue.

Le film « High Life », réalisé par la française Claire Denis, a également été projeté en avant-première mondiale à Toronto avec la présence de l’acteur Robert Pattison.

La 43ème édition du Festival International du Film de Toronto a tenu toutes ses promesses, avec une sélection de films de grande qualité, confirmant que c’est l’un des plus grands festivals au monde, derrière le Festival de Cannes avec comme différence qu’il se déroule avec une simplicité déconcertante, à l’image de l’état d’esprit des canadiens, loin des strass et paillettes de Cannes.

@Maya Meddeb

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