Billy Obam, le chanteur Soul lancé par Serge Gainsbourg, sort « No more pollution »

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Billy Obam. Un nom qui ne vous est certainement pas inconnu, puisqu’il a  été le choriste et danseur de Serge Gainsbourg, notamment sur la chanson « You are under arrest ». Dès lors, lancé par ce dernier, il a poursuivi sa carrière de « Soulman » en collaborant notamment avec d’autres pointures comme Danny Brown, Aminata Camara ou encore Lee John, le chanteur d’Imagination. Désormais, il se lance dans une nouvelle aventure avec le titre « No more pollution » dont le clip sortira le 5 avril. Une soul qui mêle 70s et modernité !

 

Parlez-nous de « No more pollution ». D’où vous est venue l’idée du titre et du clip ?

La pollution c’est un sujet qui concerne le monde entier. Cette chanson a été créée il y a 20 ans et il se trouve que par ma vie d’artiste j’ai rencontré de nombreuses personnes et notamment le directeur de Mazda qui a décidé de me suivre dans un projet. C’est pourquoi cette chanson a été réactualisée. C’est la première fois qu’un concessionnaire de voiture décide de suivre un artiste dans le projet et de produire un clip vidéo. Sachant que c’est un sujet universel, j’ai voulu qu’apparaissent dans le clip les visages des quatre coins du monde. Le clip sortira le 5 avril sur internet  et la chanson sera en téléchargement payant sur toutes les plateformes.

Ce titre sera suivi d’un album dans les mois à venir. Quelles thématiques aborderez-vous ?

Il faut tout d’abord savoir que ma musique est de la Soul. Né au Cameroun, un pays bilingue, ma lecture musicale est particulièrement inspirée par le monde anglophone.  Des artistes comme James Brown, Marvin Gaye, Ray Charles et Otis Redding sont autant d’inspiration pour moi. Quand aux thématiques, j’aime les gens et la vie. Mais c’est avant tout la musicalité et la voix qui sont importantes. Je suis très croyant. Et savoir chanter est pour moi un don de Dieu.  C’est une chance de pouvoir apporter du bonheur, de la lumière et de la joie. Si ça vous touche, c’est une bonne chose !

Quels meilleurs souvenirs retenez-vous de votre collaboration avec Serge Gainsbourg ?

Les meilleurs souvenirs, je dirais que c’est surtout l’être humain car c’était quelqu’un de très généreux et qui m’a pris sous son aile, presque comme un enfant. Il m’a protégé, m’a permis de sortir mon premier disque. Il a même rencontré ma famille, ma mère, ce qui est très important pour moi. Il y a tellement de choses que je pourrais raconter sur lui. Mais je retiens surtout la générosité qu’il a eu à mon égard. A l’époque on voyait peu de noirs à la télé. Or il m’a offert une visibilité intéressante. Presque 30 ans après, des gens me reconnaissent encore dans la rue. Ma rencontre avec lui a été décisive. Mais j’ai aussi rencontré pas mal de problèmes. Le talent n’est pas toujours reconnu comme on le souhaite.

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Votre lien est toujours présent. Vous avez d’ailleurs été nommé directeur artistique de la nouvelle Association Serge Gainsbourg. Un honneur ?

Charlotte Gainsbourg, qui est la marraine de l’association m’a proposé ce poste de directeur artistique. Cela signifie que je vais gérer tout ce qui va se passer autour de cette association. Je suis très content de cette fonction par rapport à ce que Serge Gainsbourg m’a apporté. La première soirée aura lieu le 2 avril, jour de sa date d’anniversaire.

Depuis vos débuts, le monde de la musique a bien évolué. Comment vous positionnez-vous dans ce nouvel univers ?

Moi je suis là pour faire de la musique et j’essaye d’être honnête dans ce que j’accomplie. Je crois que pour moi c’est d’abord ma croyance, mon don du ciel. Ma voix a été ma force pour continuer à évoluer, malgré tout ce qui a changé. Internet a changé beaucoup de choses et a permis à certains artistes de se faire connaître. Je continue à écouter de la bonne musique, et j’essaye de ne pas trop amener mes oreilles vers ce qui ne m’intéresse pas. Parmi la nouvelle génération, j’admire Alicia Keys ou Beyonce. J’ai découvert le phénomène Maitre Gims. Il faut reconnaître que c’est un jeune homme qui a un vrai talent vocal. Après, il fait la musique qu’il souhaite. Pour ma part, je fais d’abord ce que je pense être bien pour moi et si ça plaît aux autres tant mieux. Avec le titre « No more pollution », on est dans les 70s avec la modernité d’aujourd’hui. Autant les jeunes que les plus âgés semblent apprécier.

Quels sont vos liens aujourd’hui avec le Cameroun ?

J’ai ma maman qui est ici en France et je m’occupe d’ailleurs beaucoup d’elle. Je suis retourné au Cameroun au bout de très longtemps, il y a trois ans. J’ai été très bien reçu et j’espère y retourner le plus vite possible pour justement défendre cet album qui arrive et apporter ce que je peux à mon pays. C’est un pays que j’aime car ce sont mes racines. Même si je suis éloigné, il reste dans mon coeur.

 

Passons à notre questionnaire !

Quel mot vous caractérise le mieux ? 

Déterminé et souriant.

Quelle personne rêvez-vous de rencontrer ?

Martin Luther King car il a été un personnage important pour tout le monde et pas uniquement pour la cause noire. C’est quelqu’un qui me donne les larmes quand je le vois, comme Mandela d’ailleurs.

Quelle personne rêvez-vous de ne jamais rencontrer ?

Ce n’est pas une personne en particulier, mais tous ceux qui sont négatifs.  Je n’aime pas la méchanceté gratuite.

Votre meilleur moment sur scène ?

Quand les gens chantent mes chanson. J’ai fait un album en français « Avenue Raphaël », car je voulais prouver que je peux aussi chanter en français. Une des chansons est « J’aime la vie » qui avait fait deux millions de vue à l’époque. J’avais reçu des messages de Chine, d’Australie, du Canada ou d’Afrique au sujet de ce morceau. On m’a remercié, car elle a aidé à avancer dans la vie. Et les gens la chantaient facilement.

Si je vous dis artiste africain(e), à qui pensez-vous ?

Fela Kuti, un artiste révolutionnaire, une personne de talent.

Votre expression africaine préférée ?

Le « tship », ça j’adore quand les gens font ça. C’est tellement joli en plus. Je trouve ça génial ! (rire)

Un message à faire passer aux femmes africaines ?

De continuer à se battre, de rester debout. Ce sont les femmes qui tiennent le monde. Qu’elles restent fortes car on a besoin d’elles ! Ma maman a été un grand exemple pour moi. Elle a été diplomate, c’était une femme de poigne.

 

 

Par Céline Bernath.

 

 

 

 

 

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