Aïssa Maïga

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Elle incarne à elle seule l’un des plus beaux parcours du cinéma français. Avec environ 25 films à son actif, elle décroche son premier rôle dans Saraka Bo, un film de Denis Amar. Suivront quelques apparitions pour des séries télévisées (Commissaire Moulin, les cordiers juge et flic…). Mais c’est une rencontre avec le réalisateur Claude Berry en 2005 qui lance vraiment sa carrière. Il n’hésite pas une seconde à l’engager pour jouer un rôle dans son film « L’un reste, l’autre part ». Et là tout s’enchaîne, elle joue la même année,la petite amie de l’acteur Romain Duris, dans « Les poupées russes » de Cédric Klapish.Depuis Aïssa ne chôme pas, fait très rare pour une actrice noire en France. On la retrouve à l’affiche de plusieurs films dont : « Bamako » d’ Abderhamane Sissako et « Sur la route du Marsupulami » d’Alain Chabat. En 2013, elle est à l’affiche de « L’écume des jours » de Michel Gondry et prête sa voix pour le film d’animation « Aya de Yopougon » adaptée de la bande dessinée de Marguerite Ebouet . Un exercice qu’elle relève avec brio en incarnant Aya , une jeune femme issue d’un quartier populaire d’Abidjan , qui en véritable meneuse effrontée n’hésite pas à bousculer les mœurs et les mentalités de son entourage . Rôle sur mesure pour Aïssa qui a toujours su faire de son origine sénégalaise et malienne un atout dans sa carrière de comédienne , malgré les difficultés et certains clichés . Très engagée dans le combat anti – racisme notamment auprès de son amie militante Rokhaya Diallo, la belle comédienne n’hésite pas à donner de son temps et de sa personne pour des causes qui lui tiennent à cœur. A l’image d’Alice , rôle quelle interpréta récemment aux côtés du comédien Max Boublil dans le film « Prêt à tout » . Aïssa assume être une femme du 21ème siècle qui partage un nouvel idéal de la féminité : être active, engagée tout en assumant sa féminité. Le cinéma Français peut désormais compter sur cette brillante comédienne qui n’a pas finit de faire parler d’elle !

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