AGOA 2017 : femmes entrepreneures, quels accès aux financements?

AGOA femmes entrepreneures

« Le pouvoir des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) : une croissance économique intégratrice et viable à travers le secteur textile et agro-industriel.” C’est autour de cette table ronde que les femmes entrepreneures ont marqué la seizième édition de l’AGOA, le forum annuel African Growth and Opportunity Act, qui eu lieu à Lomé du 8 au 10 août.

 

Dans le cadre de ce débat auquel ont participé notamment des expertes de Whole Foods et des femmes chefs d’entreprise du Togo et du Bénin, un point important a été souligné, les obstacles aux financements. Pour répondre à ce besoin, la société américano-togolaise Alaffia, a quant à elle créée des coopératives féminines afin de permettre l’autonomisation des communautés. Ainsi, les femmes font le commerce du beurre de karité et d’autres ressources locales du Togo. Une activité solidaire et équitable. Certaines des entrepreneuses de cette société ont participé à cette table ronde pour raconter leurs réussites et transmettre leurs expériences aux autres participantes.

Les femmes très peu représentées dans les métiers des douanes

 

Un constat est ressorti de cette rencontre. En Afrique Subsaharienne, les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans le commerce. Tout en sachant que le commerce transfrontalier est une source de revenus pour 43 % de la population africaine, les femmes restent mal représentées dans les métiers de la règlementation commerciale et des douanes. D’autres barrières liées au genre sont également à prendre en compte. Par ailleurs, beaucoup de femmes, de nos jours  n’ont toujours pas accès aux capitaux, aux crédits, aux marchés et à la formation nécessaires pour faire leur entrée dans la vie économique de nombreux pays du globe.

 

Qu’est ce que l’AGOA?

L’AGOA, African Growth Opportunities Act (AGOA) est une loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique.  Votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du Président Bill Clinton, elle permet aux pays de l’Afrique Subsaharienne d’exporter sur le marché américain sans droit de douanes. Elle vise à stimuler le commerce et l’investissement tout en faisant progresser les objectifs de développement et en resserrant les liens économiques grandissants entre les États-Unis et l’Afrique.

 

Comment soutenir clairement une plus grande autonomisation économique des femmes?

Pour répondre à cette problematique, un amendement bipartite a été inclus lors de la reconduction de l’AGOA en 2015, portant sur le renforcement des capacités commerciales des petites exploitantes agricoles ou des entrepreneuses. Soutenir la croissance économique en Afrique subsaharienne est, pour les États-Unis, une priorité à la fois pour leur politique intérieure et pour leur politique étrangère. Les études montrent d’ailleurs qu’investir en faveur des femmes est l’un des meilleurs moyens d’avoir un impact économique, financier et social.

Que représente l’AGOA pour les Etats-Unis?

Une pleine participation des femmes à l’économie mondiale est positif. Donner aux femmes une plus grande place au sein de la population active est bon pour les bénéfices des entreprises, bon pour la croissance économique des pays concernés. L’ AGOA représente pour les États-Unis un outil permettant de renforcer ces objectifs. Pour les années à venir, impliquer les femmes pour encourager la croissance économique pourra créer de nouvelles opportunités réciproques, que ce soit pour les États-Unis ou pour l’Afrique subsaharienne.

@karine_oriot

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