Le 3ième FIDIMA met à l’honneur les femmes, la culture et les affaires en Afrique

C’est à Paris, à deux pas de l’esplanade du Trocadéro, que s’est tenu début décembre dans les salons de l’hôtel Métropolitain, le 3ième Forum International Des Investisseurs à Madagascar et en Afrique (FIDIMA). Plateforme d’échange et de discussion dédié à la rencontre entre les investisseurs Privés et les porteurs de projets, le 3ième FIDIMA s’est articulé autour du thème central du « financement et de l’implantation des PME/PMI locales pour promouvoir le développement durable de l’Afrique ».

Mise en œuvre par le cabinet de développement international Malet And Malet représenté par Mme Saholy Malet, sa présidente, le FIDIMA a été conçu comme une plateforme innovante visant à fournir d’importantes plus-values à ses intervenants ; tant au niveau des partenariats élaborés qu’a celui des financements dégagés ou devant être investis.  

Pour Mme Saholy Malet, cette exigence s’est inscrite dès les premières éditions dans l’ADN du forum :

« Nous avons choisi dès sa conception de doter le FIDIMA d’un format restreint en nombre d’accédant afin de favoriser la richesse des échanges et l’émergence de réalisations concrètes. Le Forum est centré sur des investisseurs ou intervenants de haut niveau, qui ont un intérêt immédiat à se rencontrer. Nous avons obtenu la confiance de fonds d’investissements qui nous suivent depuis notre premier forum, et qui nous recommandent car nous garantissons un filtrage des porteurs de projets, et une confidentialité absolue dans les affaires, y compris vis-à-vis des participants des tables rondes »

Au programme du FIDIMA, des tables rondes spécifiques dédiées aux investisseurs et aux porteurs de projets Internationaux. Plus qu’un forum d’investisseurs, le FIDIMA porte une vision spécifique du développement Africain et apparaît comme est un véritable outil au service du développement continental. Parmi les intervenants du 3ième Forum, a été saluée la présence de M. Heerun Ghurburrun, directeur du Board d’investissement de Maurice, de Me François de Senneville, avocat-associé au Desk Afrique du Cabinet Fieldfisher France LLP,  ainsi que de David Mignot le Directeur Général de Canal + Afrique

Au terme du 3Ième FIDIMA, AMINA a recueilli la parole de son organisatrice, Mme Saholy Malet

 Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les premières éditions du FIDIMA ?

C’est seulement aujourd’hui que nous commençons à mesurer l’ampleur réelle du succès des précédentes éditions. Le 1er FIDIMA s’est déroulé en terre africaine à Madagascar. Cela nous a permis de trouver nos marques et d’éprouver le concept. Nous avons finalement opté pour des thématiques resserrées autour des problématiques africaines et sur l’économie.  La seconde édition a eu lieu à Paris dans les locaux du cabinet parisien Lazareff Le Bars. Nous nous demandions alors si la mise en place de rencontres B-to-B, en One-to-One et en Blind Date, entre les porteurs de projets et les investisseurs, allaient susciter l’intérêt. Le succès fut au rendez-vous et cela a très bien marché !

En pratique, comment se déroulent les Forums ?

Les Forums se déroulent d’une part, en tables-rondes interactives et d’autre part, en rencontres confidentielles. Le FIDIMA est indépendant pour garantir la liberté de ses échanges, celui-ci est financé par des entrées et inscriptions payantes. C’est pourquoi la signature d’un contrat de confidentialité est requise pour tous les participants avant l’entrée au Forum. En fonction des demandes, et avec un objectif de promotion des femmes et des initiatives locales, le FIDIMA propose par ailleurs la gratuité d’accès aux représentantes des associations de femmes issues de la société civile. S’agissant d’un événement privé, la presse doit aussi être accréditée.

Quelles ont-été les innovations du 3ième FIDIMA ?

Nous avons effectué quelques petits ajustements à nos formats, en sélectionnant aussi des intervenants en fonction de leur vision sociétale commune. Il est important pour nous de permettre des échanges d’expériences Sud-Sud, sans pour autant négliger l’apport de l’Europe ou d’autres continents. Nous avons bénéficié du soutien de l’Association Malagasy des Investisseurs en Capital (AMIC) et convié également un cabinet d’avocats spécialisé dans les affaires en Afrique. Depuis 2015, il est important de mentionner que le FIDIMA est placé sous le haut patronage du « Board Of Investment » de l’Île Maurice et nous avons été très fiers pour cette nouvelle édition qu’il nous ait renouvelé sa confiance. C’est ainsi que nous avons accueilli l’Île Maurice et le Maroc, deux « hubs » financiers majeurs qui ont participé dans une ambiance très conviviale à nos échanges. M. Heerun Ghurburrun, le directeur du Board d’investissement de Maurice l’a d’ailleurs sympathiquement souligné par ces quelques mots qui ont suscité l’engouement : « nous sommes tous des partenaires, non des concurrents ».

Que pouvez-vous dire sur la participation de la délégation marocaine venue spécialement ?

Le Maroc est un acteur important en Afrique qui a choisi de prendre part au processus de développement du continent et nous avons été très heureux d’accueillir la délégation de la région de l’Oriental avec la venue de Mme Ikhlas Merzaq, la chef de service marketing territorial au centre régional d’investissement de l’Oriental. Le mois précédant le 3ième FIDIMA, le Maroc s’est beaucoup impliqué pour soutenir Madagascar. À Antsirabé, le roi Mohammed VI s’est recueilli sur le lieu d’exil de son grand-père, le roi Mohammed V avant de lancer un grand plan d’investissement pour la réhabilitation du canal des Pangalanes situé à l’Est de Madagascar. Il s’agit d’un projet de valorisation et de sauvegarde de plus de 700 kilomètres. À la suite, le Maroc a également soutenu la tenue des 45èmes assises de l’Union de la presse francophone à Antsirabé juste avant l’ouverture du XVIe sommet de la francophonie d’Antananarivo les 26 et 27 novembre derniers.

Quelle conclusion pouvez-vous formuler ?

Renouvelé une fois encore dans sa 3ième édition, le format du FIDIMA, réalisé de façon indépendante, privée, et en comité sélectif a permis des échanges et des relations d’affaires de haut niveau. L’importance du rôle joué par les femmes et leur place majeure dans l’avenir du continent africain a été illustrée par de nombreux cas d’études. Les diasporas Malgaches, Malienne, Marocaine, Mauricienne, Tunisienne, mais aussi Bulgare, Française et Serbe, ont échangé sur de nombreux enjeux du continent africain en dépassant les thématiques seulement financières (crowdfunding, investissement solidaire, FinTech ou encore fusions-acquisitions) . Les participants ont souligné l’importance de la sécurité juridique et du droit codifié et mis en lumière l’avenir des investissements et des initiatives inclusives, ayant un impact social et sociétal fort. Le FIDIMA remercie une fois encore tous ses participants, entreprises, associations, médias, ainsi que la direction de Canal + Afrique pour leur présence et annonces de projets pour Madagascar.

Par Benjamin Reverdit

Contact :

Forum International Des Investisseurs à Madagascar et en Afrique

                                                                 Forum International des investisseurs à Madagascar et en Afrique

 

 

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