Le pagne : un code vestimentaire en Afrique traditionnelle pour la femme

 De nos jours de plus en plus de femmes ont adopté le pagne et l’arborent jusque dans nos grandes villes,  voire en Europe sans aucun complexe. Il est décliné sous toutes les formes de vêtements. Il faut dire que le wax hollandais de l’entreprise Vlisco a complètement vulgarisé le pagne, plus souvent porté par les femmes dans les soirées.
Mais connaissez le rôle du pagne dans la tradition africaine?
Au delà de son rôle évident de vêtement quasi usuel,  le port du pagne obéit à un code dans la société traditionnelle africaine. La façon de porter le pagne est un mode d’expression.
En général, la grande pièce de pagne dénommée, complet de pagne
( 6 yarts ) se divise en trois morceaux.
Chaque morceau a un rôle précis selon le statut de la femme qui le porte.
La manière dont il est porté donne des informations sur son utilisatrice .
Dans les cultures traditionnelles noires, une femme qui porte deux pagnes superposés est un cœur déjà  pris tandis que celle qui porte un seul pagne noué à la taille avec le second noué sur la tête en guise de foulard reste un coeur à prendre.
Ce qui permet aux hommes  désireux de se marier d’identifier les célibataires dans un groupe de filles.
Il faut préciser que le morceau de pagne attaché sur la tête d’une célibataire joue le rôle d’une couronne. Car il est sensé mettre en valeur sa beauté, la sublimer. Mais cela peut parfois donner lieu à des railleries ou autre gestes déplacés de la part de certains hommes peu respectueux.
Pour la femme mariée, le second morceau de pagne a la valeur d’une alliance. En effet, le port du deuxième  morceau noué à la taille sur le premier, envoie directement le messages aux hommes et aux femmes que la femme ainsi vêtue est mariée. Ce qui instaure de fait, le respect dû à son rang.
Cela dit, le pagne s’est tellement démocratisé de nos jours,  qu’il se porte sous toutes les formes possibles et imaginables ( robe, jupe,  pantalon, short..). Dans ce cas, il n’indique plus le statut de celles qui le portent. Et ce n’est finalement pas plus mal ainsi , car chaque femme, mariée ou non reste libre de le dire ou non. Et toutes les femmes, comme quiconque, méritent le respect.
Sylvie . O

 

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